Etiquette UNESCO

Le lancement des Rendez-vous du Patrimoine qui ont pour but de réunir tous les acteurs (associations, CIL, Conseils de Quartier) agissant en sa faveur, se sont déroulées le jeudi 22 mars à l’Hôtel de Ville.

Vingt ans après …

C’était aussi l’occasion de fêter l’entrée dans la vingtième année de l’inscription de Lyon au « Patrimoine Mondial de l’Unesco », qui s’est faite le 5 décembre 1998. Ce secteur sauvegardé couvre 10% de la superficie de la ville, soit quatre cent soixante-dix-huit hectares. « Par-là, nous avons pris l’engagement de faire vivre et d’entretenir ce patrimoine, assure Jean-Dominique Durand adjoint au maire en charge de ces questions, c’est une véritable responsabilité ».

L’association La Renaissance du Vieux Lyon (RVL) qui dans un premier temps a sauvé ce quartier promis à la destruction par Louis Pradel,  a joué un rôle majeur dans cette inscription. Raymond Barre, à l’époque maire de Lyon, a immédiatement compris l’intérêt de ce classement pour le développement de la métropole lyonnaise, aussi le dossier fut-il présenté à l’UNESCO par l’intermédiaire de l’Etat, en juillet 1997, pour une réponse favorable dix-huit mois plus tard. L’originalité de cette opération est qu’elle a été pensée et confectionnée par les lyonnais, et non par les autorités comme cela est fait habituellement.

Balade urbaine

Pour l’obtention de ce classement, tout doit être de valeur universelle exceptionnelle. Lyon l’est d’abord par son site réunissant deux fleuves et deux collines, puis par l’homogénéité de la ville elle-même. Le centre-ville s’est déplacé au fil des époques. Situé à Fourvière au début de notre ère, il descendit la colline pour se situé à Saint-Jean au Moyen-Age et à la Renaissance, puis il traversa la Saône pour inonder la presqu’ile dans les siècles suivants, avant d’arriver à la Part-Dieu au XXe. « Chaque élément peut ne pas être extraordinaire en lui-même, mais l’ensemble est extraordinaire » précise Denis Eyraud président de RVL en 1998.

L’UNESCO a considéré l’évolution de ce patrimoine vivant, promenade historique à travers la cité !

Si la sensibilité touristique de Lyon a toujours été présente, le flux de touristes a nettement augmenté depuis l’inscription. « En vingt ans, le nombre de nuitées a doublé, assure François Gaillard directeur d’Only Lyon, les visiteur viennent chercher les dimensions patrimoniales et gastronomiques ». L’industrie touristique, forte de sept millions de visiteurs est conséquente en chiffre d’affaire, et fournit environ quarante mille emplois !

Tout au long de l’année 2018, auront lieu des festivités liées au patrimoine, associant les habitants

Renseignements et inscriptions www.lyon.fr

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.