Egalité à tout prix !

Dans le cadre du festival d’Art public organisé par la mairie du 1er arrondissement, une exposition se tient du 28 au 30 juin à la Maison de l’Architecture place des Terreaux, et la mairie s’est penchée, avec l’association Genre et Ville, sur le genre dans l’espace public.

Sentiment d’infériorité

Ce dernier n’est, selon Malika Haddad-Grosjean adjointe déléguée à la ville inclusive et à l’égalité femme-homme, pas réparti équitablement entre les genres. La municipalité veut que Lyon devienne une ville incluante, c’est-à-dire qui inclue tout le monde, pour que les femmes puissent trouver leur place dans la cité, telle que l’exige l’égalité. « C’est à travers l’activisme que l’on fait bouger les choses, indique Chris Blache anthropologue urbaine, les femmes sentent des systèmes de domination ».

Pour cela, une certaine catégorie de la population revendiquant une égalité pure et dure, veut transformer l’espace publique qui a été pensé par et pour des hommes, en lui supprimant cet esprit masculin hégémonique qui légitime la subordination des femmes. L’association estime que les hommes se veulent propriétaires de l’espace public, d’où des comportements déviants comme le harcèlement. Suivant leur tenue ou leurs attitudes, les femmes se font aborder rapidement, sachant que toujours en ligne de fond, se trouve le corps féminin. « Cela instaure une peur construite et permanente » poursuit Chris Blache. Et de préciser qu’il est donc nécessaire de réorganiser la ville dans une approche multisectorielle, comme travailler sur le mobilier urbain, qui lui permettrait d’évoluer pour rendre l’espace hybride. Bref, du boulot sur la planche pour les femmes, mais généralement les cantonniers sont des hommes !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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