Ecrivain avant tout !

Le 12 décembre 2021 célébre le bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert écrivain français né à Rouen le 12 décembre 1821 et mort à Croisset le 8 mai 1880. Considéré, avec Victor Hugo, Balzac ou Zola, comme l’un des plus grands romanciers français du xixe siècle, Flaubert se distingue par sa conception du métier d’écrivain et la modernité de sa poétique romanesque.

La littérature, sa véritable maitresse

Dès son plus jeune âge, sa vie est en décalage avec celle des autres enfants, il vit entre la vie et la mort. En effet, son père chirurgien pratique des autopsies et des dissections de cadavres qui vont marquer le jeune Gustave. La société, bourgeoise de province est très collet montée, il se met à la détester ; sa vie durant il ne cessera de l’attaquer, il a une véritable sensibilité pour la condition populaire.
Flaubert est passionné d’histoire et de littérature, et lit tous les auteurs de son siècle, il veut devenir écrivain, et va se réfugier dans l’écriture lorsque, alors qu’il est encore très jeune, le destin s’acharne contre lui, emportant successivement son père et sa sœur. Il écrit d’abord dans une gazette locale, ses textes véhiculent les mœurs de province, qui seront le fondement de Madame Bovary qui souffre de sa triste condition de femme, et finalement de toute son œuvre.

Très sollicité, il est souvent l’invité de salons littéraires où il s’épanouit, bien que pour lui « les honneurs déshonorent » !

Il regarde la femme comme un être sacré, et aura de nombreuses histoires de cœur mais il tient à rester loin de toute emprise féminine, pas de promesse, pas de mariage, pas d’enfant, seule la perfection de l’écriture l’intéresse, il cisèle et affine ses écrits, la phrase parfaite doit être musicale et offrir un bon rythme. Une correspondance amicale et complice va s’établir pendant des années avec George Sand, et lui permettre de retrouver sa joie de vivre.

Prosateur de premier plan de la seconde moitié du xixe siècle, Gustave Flaubert a marqué la littérature universelle par la profondeur de ses analyses, son souci du réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société. La force de son style se révèle dans de grands romans comme Madame Bovary (1857), Salammbô (1862), L’Éducation sentimentale (1869) ou le recueil de nouvelles Trois Contes (1877).

Flaubert occupe une position charnière dans la littérature, il est un lien entre la littérature romantique du XIXe, et celle plus classique qui suivra. À la fois contesté pour des raisons morales et admiré pour sa force littéraire, il apparaît aujourd’hui comme l’un des plus grands romanciers de son siècle, il s’inscrit dans la lignée du roman réaliste. Il est aussi très préoccupé d’esthétisme, d’où son long travail d’élaboration pour chaque œuvre, il teste ses textes en les soumettant à la fameuse épreuve du « gueuloir », qui consiste à les lire à pleine voix, parfois pendant des heures. Son regard ironique et pessimiste sur l’humanité fait de lui un grand moraliste.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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