D’une autoroute à un boulevard urbain

Une réunion de concertation-présentation de la requalification de l’autoroute A6-A7 de Limonest à Pierre-Bénite, a eu lieu le mercredi 11 mars à l’Université Catholique.

Fin progressive de l’autoroute

Depuis novembre 2017, cette portion de seize kilomètres est devenue métropolitaine, c’est-à-dire que c’est la Métropole qui en assure la gestion et l’exploitation et donc le financement. Le projet prévoie que d’ici 2020, une voie apaisée vienne remplacer l’autoroute sur lequel il passe aujourd’hui cent quinze mille véhicules par jour, entrainant bruit, pollution et congestion. « Ce sera un travail long et difficile, indique David Kimelfeld président de la métropole, mais l’autoroute ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir ! ».

La métropole a pris ce dossier à bras le corps, car il s’agit de donner une vraie respiration à la ville pour répondre aux enjeux de qualité de vie d’aujourd’hui et de demain. L’amélioration de la qualité de l’air, enjeu de santé publique, est primordiale, Pour cela il s’agit d’éloigner le trafic de transit de la métropole. Mais comme le soulève un membre de l’association Fracture, aujourd’hui les infrastructures nécessaires pour cela n’existent pas, que ce soit le contournement est ou l’Anneau des Sciences !

La charrue avant les bœufs

Il n’empêche que les travaux seront engagés l’année prochaine. Il s’agit d’un projet ambitieux qui pour réduire la circulation, vise à développer les transports en commun, avec création de deux lignes de bus ayant leur voie propre, et de parcs relais de cent cinquante places seulement, à La Garde et à Irigny;  à inciter au covoiturage qui bénéficiera également d’une voie express, et de créer des pistes cyclables au sud, quai Perrache et quai Pierre Sémard pour rejoindre la ViaRhôna. « Ce projet va permettre d’apporter un haut niveau de service » soutient Virginie Bourdin responsable de la concertation à la métropole.

Afin de pacifier le trafic, la vitesse sera réduite à soixante-dix kilomètres/heure, et la largeur des  voies de circulation réduite. « L’objectif est que ce dispositif soit réalisé en 2020, poursuit David Kimelfeld, pour un coût total de trente millions d’euros ».

L’autoroute passe dans la presqu’ile qui comme l’a dit Denis Broliquier maire du 2e arrondissement « semble être la grande oubliée de ce projet ». En effet pas d’aménagement prévu sur le cours de Verdun, pas de parc relais à proximité alors que le stationnement sauvage se développe, particulièrement place Carnot et rue Victor Hugo.

La métropole veut d’ici 2020 faire diminuer la circulation, puis d’autres aménagements tels que les feux et les passages piétons pourront être envisagés.

contact: lyon-presquileàorange.fr

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