Du sanctuaire à la basilique

Le samedi 28 septembre, le sanctuaire Saint-Bonaventure a été élevé au rang de Basilique, lieu de pèlerinage lié à la personnalité d’un grand Saint, qui est lié à Rome.

Une érection qui engage

En 1226, l’ordre des franciscains, appelés Cordeliers du fait qu’ils portaient une corde en guise de ceinture, fonde un couvent au bord du Rhône. Lors du deuxième concile de Lyon en 1274, un grand théologien de l’époque, le franciscain Bonaventure, fut invité. Malheureusement, il mourut quelques mois plus tard et fut enterré dans la chapelle du couvent. Mort en odeur de sainteté, il fut canonisé en 1482, c’est alors que de nombreux pèlerins commencèrent à affluer sur sa tombe ! La chapelle devenant trop petite pour accueillir une telle foule, il fut décidé de la reconstruire, tout comme le couvent, opération terminée en 1468, financée en partie par Jacques de Grolée, d’où le nom de la rue attenante. Située dans un quartier commerçant, l’église devint rapidement celle des corporations qui firent chacune construire leur propre chapelle à l’intérieur.

En novembre 1789, les biens ecclésiastiques sont vendus. Saint-Bonaventure est alors transformé pendant quelques années, en magasin de grains, puis en grenier à blé. Après avoir failli devenir temple protestant en 1803, l’église fut rendue au culte catholique en 1806, et devint paroisse. Les deux grandes figures ecclésiastiques du XIXe siècle, le Cardinal Fesch et le Cardinal de Bonald lui portèrent une grande attention, et firent de nombreux travaux d’embellissement.

Propriété de la ville depuis 1905, année de séparation de l’Eglise et de l’Etat, elle reste paroissiale jusqu’en 1971, année où le Cardinal Renard l’érige en sanctuaire qui se consacrera à une mission d’accueil. « Saint Bonaventure assure sa mission d’ouverture au cœur de la vie lyonnaise, précise le père Michel Quesnel, plus aucun sacrement hormis les confessions, n’y est célébré ; l’esprit de Dieu demeure dans le sanctuaire qui est le corps de chacun ».

En 2018 le Cardinal Barbarin a souhaité que Saint-Bonaventure devienne une basilique mineure, les majeures n’étant qu’à Rome ; le Vatican donna son accord.
Saint-Bonaventure est désormais une basilique, mais en tout état de cause, ce qui fait le prestige d’une église, c’est la foi des « pierres vivantes » qui s’y réunissent !

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.