Des restes à charge inégalitaires

La Mutualité Française a présenté son troisième Observatoire National, le mardi 29 octobre, au Club de la Presse, rue Pizay.

100% santé ne signifie pas 100% remboursement

Cet observatoire décrypte les restes à charge supportés par les français, après intervention de la Sécurité Sociale et des Complémentaires santé (mutuelles, institutions de prévoyance et assurances).

« Quand on parle de restes à charge, cela dépend d’abord des soins effectués, ainsi que des coûts s’il y a des dépassements d’honoraires ». indique Yves Perrin président de la Mutualité Française Auvergne-Rhône-Alpes. Mais ils dépendent également de l’âge, du lieu d’habitation, en particulier pour les dépenses hospitalières. Une place de plus en plus importante est accordée aux complémentaires santé dans le financement des soins, ce qui entraine une diminution du reste à charge. Les mutuelles, qui ont un rôle très important remboursent majoritairement des dépenses hospitalières pour les plus de soixante-cinq ans, car avec l’âge, les dépenses de soins s’alourdissent.

« Le rôle sociétale des mutuelles pour réduire les inégalité et la facture des français est indéniable » poursuit Yves Perrin. L’égalité vis-à-vis de la santé n’est cependant pas totale, car les remboursements varient suivant les départements, le coût des soins étant généralement plus élevés dans les grandes agglomérations que dans les déserts médicaux. Ces disparités reflètent également les écarts dans la structure d’âge des territoires. Les français sont très attachés à l’hôpital public qu’ils considèrent comme un pilier incontournable du système de santé.

Le 1er novembre 2019 est mise en place la complémentaire santé solidaire s’adressant aux dix millions de français les plus fragiles, l’intervention de la Sécurité Sociale est de plus en plus importante.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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