Des collections exceptionnelles en danger

Comme cela a été révélé depuis longtemps, la Chambre de Commerce ne peut plus financer les Musées des Tissus et des Arts Décoratifs, dont elle est propriétaire depuis plus de cent cinquante ans.

L’Etat en faute – « Nous sommes tellement ponctionnés par l’Etat, avouait le président Emmanuel Imberton en janvier dernier, que nous sommes obligés de nous séparer de nos musées d’une manière ou d’une autre »

Musée des tissus 002

Ces institutions culturelles qui renferment des collections uniques sont un réel patrimoine. Le Musée des Tissus en est l’une des plus prestigieuses et importantes, sinon la plus grande au monde consacrée aux textiles en termes de qualité comme de quantité, il représente le patrimoine textile de la France. Pour éviter une fermeture, plusieurs solutions ont été étudiées.

La CCI s’est d’abord tourné vers la Ville de Lyon et la région pour qu’elles reprennent ces musées, mais cela ne semble pas être leur préoccupation, ni celle du Ministère de la Culture. Pourtant, ces deux musées sont peu couteux, et grâce à leurs activités culturelles, à la billetterie, la boutique et les locations de salles, s’autofinancent à presque 50%.. Le directeur Maximilien Durand s’en donne d’ailleurs la peine, en présentant de nombreuses expositions toutes plus riches les unes que les autres, et en organisant de nombreuses conférences et concerts. Avec une petite équipe, il manage des collections d’un niveau international.

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Le directeur et la CCI se sont alors rapprochés du Musée du Louvre qui a très peu de textile dans ses collections. Mais ce dernier ne veut pas entendre parler d’un rapprochement qui pourtant lui permettrait d’avoir des collections encore plus riches qu’aujourd’hui, et qui de surcroit permettrait aux musées lyonnais d’accroitre leur visibilité à l’international, d’autant que leur budget est cent fois inférieur à celui de l’institution parisienne !

Une autre option, qui semble ne pas encore avoir été envisagée, est l’accueil et la présentation de ces collections au musée des Confluences, car les tissus présentés s’étalant sur plusieurs millénaires ne sont-ils pas à la confluence des civilisations ?

Bien que le ministère dise vouloir préserver ces musées, la Direction Générale du Patrimoine, organisme de tutelle, ne veut pas comprendre, et soutient que cela va s’arranger. Comme elle refuse également qu’ils deviennent Musées Nationaux, ce qui assurerait leur pérennité, la situation est aujourd’hui très grave.

Que se passerait-il si ces musées fermaient purement et simplement ? Qui prendrait en charge les collections ? La question reste ouverte. Une chose est sûre, Lyon perdrait un patrimoine exceptionnel et unique.

Une pétition, ayant déjà recueilli plusieurs milliers de signatures circule actuellement sur internet.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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