De l’antiquité au présent

Les fouilles archéologiques réalisées à l’occasion de la construction en cours du parking Saint-Antoine, ont permis grâce à la découverte d’un mur antique, de révéler que le site était occupé dès le début de notre ère. Les enduits peints et les sols en mosaïque découverts en nombre donnent l’image d’un quartier consacré à l’habitat et aux activités commerciales. Des pentes de la Croix-Rousse à Ainay où se trouvait à l’époque le confluent du Rhône et de la Saône,  des vestiges gallo-romains ont été retrouvés.

Transformations de siècle en siècle – Le premier mur de quai du secteur est érigé en 1509 par les riverains, puis un siècle plus tard des ports sont aménagés pour faciliter le débarquement des marchandises. De cette époque ont été retrouvés de nombreux tessons de céramique. En 1719, le quai est prolongé jusqu’au pont du change, seul axe reliant les deux rives de la Saône édifié en 1050, et devient un haut lieu de la navigation et de la vie fluviale qui comme le montrent certaines peinture, est très animée.

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Au XIXe siècle, la révolution industrielle bouleverse les aménagements urbains, qui doivent alors s’adapter au transport fluvial. L’enrochement du pont du Change qui génère un courant particulièrement dangereux, le défilé de la Mort qui trompe, gêne la navigation. Le déroctage est alors entrepris, mais cela ne suffit pas, il va falloir détruire le pont pour en réaliser un autre, le pont de Nemours qui sera remplacé en 1974, légèrement en aval, par le pont Maréchal Juin.

Des crues importantes, notamment en 1840 et 1856 obligent la ville à détruire les ports pour construire un mur de soutènement.

En 1968, l’actuel parking Saint-Antoine qui empiète sur le lit de la rivière  est réalisé, mais cinquante ans plus tard, dans le cadre du réaménagement des rives de Saône, il sera détruit pour être remplacé par celui en construction actuellement, sous le quai où des rails de tramway datant du XIXe sont apparus sous la chaussée

Les fouilles préventives ont attesté de la richesse du site, et entre autre d’un vaste réseau hydraulique souterrain d’évacuation datant de l’époque de Louis XVI.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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