De la précarité à la réinsertion

Les élus du 2e arrondissement sont très sensibilisés à propos de la question des personnes sans-abri qui se retrouvent dans les lieux denses, en centre-ville. Aussi, un CICA a-t-il été organisé sur le sujet, le mardi 6 novembre à la mairie.

Dialogue partagé entre municipalité et associations

Plusieurs points d’accueil, Les Petits Frères des Pauvres, le Balajo, existent dans l’arrondissement, et sont les premiers points d’écoute de cette population composée principalement de sortants de prison, de femmes battues, de jeunes sortant de l’Aide Sociale à l’Enfance, d’handicapés, de familles expulsées, de retraités. « Les premiers mois sont affreux, assure Edina qui a su s’en sortir, ce sont les plus roublards qui émergent ». Et de préciser que les sans-abri vont mal, les issues sont souvent la prison ou la prostitution. « Mais il faut savoir se retrousser les manches, clame-t-elle, pour cela, un accompagnement est nécessaire, psychiatre, assistante sociale ». Il y a d’un côté les exclus, et de l’autre la société ; la passerelle entre les deux n’existe toujours pas !

L’hébergement, un premier pas

Le comportement des SDF est parfois déroutant, aussi la mairie du 2e, comme celle du 1er, accueille ces personnes en situations très précaires, et tente de les aider pour une possible reconversion. « La prise en charge des femmes avec enfants est moins difficile que celle des adultes, mais cela n’est pas encore la panacée » lance le directeur de la Maison de la Veille Sociale. Après en avoir fait la demande, il faut attendre huit à douze mois pour obtenir un logement. Fréquemment, les personnes se découragent et arrêtent de rechercher pour rester à la rue.

Il y a beaucoup de SDF à la Confluence mais aussi dans le centre, place Carnot, de la République et aux Terreaux. « La première chose à faire est de les surveiller, précise le premier adjoint Philippe Gibert, une présence policière sur le terrain est nécessaire ». D’autre part, un investissement public fort en ce qui concerne la propreté et la sécurité, est permanent. « Notre objectif est de maitriser la situation » poursuit l’adjoint.  Il est à relever que les écoles se mobilisent parfois pour aider un camarade, et certains voisins d’immeuble le font également dans la plus grande discrétion.
A partir de janvier 2019, Logement d’abord, nouvelle politique d’accompagnement, sera lancée par la Métropole. Etre à la rue entraine beaucoup de dégâts, traumatise et laisse d’effroyables cicatrices.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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