Cyclone infernal sans précédent

Les restaurateurs ainsi que les commerces et entreprises d’évènementiel se sont retrouvés place Bellecour le lundi 23 novembre, pour aller en cortège à l’Hôtel de Ville, où une délégation a été reçue par le maire.

Parler d’une seule voix

Ces professions s’unissent pour se faire entendre. « Nous sommes tous solidaires, clame Laurent Duc président de l’Union des Métiers de l’Hôtellerie (UMIH), nous voulons rouvrir pour éviter d’atteindre notre enterrement économique ». La société est dans un grand flou. Si les commerces sont autorisés à rouvrir dès ce week-end, les restaurateurs devraient aussi ouvrir, au moins à midi. « Il y a moins de danger de contagion dans un restaurant que dans une grande surface ! » poursuit Laurent Duc. Une ville sans café ni restaurant pendant des mois, c’est inimaginable. Cela annihile toute une partie de la vie sociale. Et puis leurs charges courent, et leur personnel n’est pas content, ce qui risque d’entrainer bien des désagréments.

Tous ces commerçants crient leur colère et leur désespoir, ils n’ont aucune perspective, et lorsqu’ils reprendront le travail, il est probable que des contraintes drastiques, comme les 8 m² par client leur soient imposées. « Le gouvernement ne connait pas nos problèmes, et voit cela de haut, lâche Anne Delaigle présidente du collectif des indépendants, il a d’ores et déjà provoqué des dégâts financiers et humains considérables ». La seule ouverture des commerces ne permettra pas de tout remettre sur pieds.

Comment imaginer que cette situation est tenable ? Un tiers des établissements de nuit ont déjà mis la clé sous la porte, et dans les conditions actuelles, cela n’est pas fini.

Tous ces professionnels demandent que leurs pertes d’exploitation soient indemnisées par les assurances, que leurs loyers soient pris en charge par l’Etat, et qu’ils aient droit au chômage, car ils sont dans une situation bien souvent désespérée. « C’est le combat de tous, assure Brice Etienne président de l’Union des Professionnels de l’évènementiel, ça ne nous intéresse pas de travailler dans une ville à moitié morte ». Les hôtels, restaurants, bars, commerces et l’évènementiel œuvrent avec passion pour faire tourner l’économie, et aujourd’hui ils en sont empêchés, cela ne peut plus durer ! Derrière ces entrepreneurs, il y a des familles qui n’ont plus de revenu, le gouvernement doit en prendre conscience.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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