Coup de filet meurtrier

Le 9 février 1943, quatre-vingt-six personnes, hommes, femmes et enfants ont été raflés par la gestapo, au siège de l’Union générale des Israélites de France (UGIP), 12 rue Sainte Catherine. La commémoration de cet évènement odieux et dramatique a eu lieu le dimanche 9 février, devant l’immeuble où une plaque mentionnant le nom des victimes, est apposée.

Tragédie humaine

A partir de 1940, les libertés sont bafouées, s’instaure alors une politique de discrimination envers les juifs, les étrangers, les handicapés, Lyon doit affronter une bête déchainée ! Rue Sainte-Catherine, ilot de sauvegarde pour les juifs, l’atmosphère est lourde, cette présence accrue des juifs ne plait pas forcément aux riverains, et pas du tout aux allemands qui voient là un acte répréhensible.

Il y a soixante-dix-sept ans que le piège s’est refermé sur ces malheureux parce qu’ils étaient juifs. Venus chercher soutient, réconfort et quelques subsides, ils savaient que l’Ugif pouvait leur fournir de fausses identités, ou les aider à partir vers la Suisse, pour échapper au régime nazi. Mais la gestapo est venue et a embarqué toutes les personnes présentes pour les envoyer d’abord au fort Lamothe, puis à Drancy, avant de les expédier en camps de concentration.  L’intention des allemands était d’abolir l’existence de toute personne différente, et particulièrement celle des juifs. Hitler disait que l’antisémitisme s’appuie sur la raison, mais à travers les témoignages recueillis une grande souffrance est visible et compréhensible. « Cette cérémonie est un obstacle à l’oubli, assure Nathalie Perrin-Gilbert maire du 1er arrondissement, elle permet de tisser des liens entre passé et présent, la liberté et la fraternité doivent être au centre de notre action ».

Ce coup de filet rue Sainte-Catherine est la première opération lancée par les nazis, en centre-ville. A partir de ce jour-là, les juifs comprirent que leur sort allait empirer. « L’antisémitisme est une insulte à nos valeurs fondamentales » clame Gérard Collomb maire de Lyon. Et pourtant la France qui se veut patrie des droits de l’homme, a sombré dans le déshonneur pendant quelques années.

La Shoah est l’ultime aboutissement de l’antisémitisme. « Ce dernier est aujourd’hui en résurgence et en augmentation, il y a de quoi être inquiet, affirme Nicole Bornstein présidente du CRIF Rhône-Alpes, notre démocratie se fissure, la vigilance est de mise ».

Il est important de poursuivre ce travail de mémoire qui est destiné à faire reculer l’antisémitisme qui s’exprime de plus en plus au grand jour, car il s’agit de promouvoir la vie humaine dans ce qu’elle a de plus sacré !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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