Centre commercial à ciel ouvert !

La presqu’ile, lieu incontournable aux niveaux économique et commercial doit dans les années qui viennent, connaitre de profonds réaménagements, dans le but de l’apaiser.

Vision partagée

La métropole et la ville en sont au stade de la réflexion. Pour ce faire, elles s’entourent d’un certain nombre d’acteurs – investisseurs, commerçants, CCI, CMA, associations etc. – pour penser à la presqu’ile de demain, guider les politiques publiques, et imaginer une trajectoire.

Les élus ont la volonté d’apaiser le territoire entre Rhône et Saône, des Terreaux à Perrache, afin que  les conflits actuels entre habitants, commerçants, modes de transport, livraisons, ne soient plus.

Le centre-ville est spacieux, et peut encore accueillir nombre d’enseignes. Il peut être divisé en trois secteurs :  le bas des pentes qui accueille de nombreux cafés et restaurants, le quartier international plus dédié au shopping et au vestimentaire, et sud Bellecour où la mixité des commerces est particulièrement intéressante.

« Contrairement à ce que l’on pense, le taux de vacance des pas-de-porte est particulièrement faible, indique Clément Chevallier directeur de MyPresqu’ile, organisme manageur du centre-ville, le turn-over est dans la fourchette basse : 10 à 12% par an soit environ cent cinquante commerces ».

Réancrage local

Il y a tout de même un léger problème au niveau du parcours marchand, la presqu’ile s’étirant sur deux kilomètres et demi, des Terreaux à Perrache . Elle est tout de même un lieu fédérateur, où chacun trouve sa place. Cependant le coût de l’immobilier et les difficultés de circulation et de stationnement incitent des familles à rejoindre d’autres arrondissements ou communes, alors que la ville tient à garder une presqu’ile vivante et habitée.

Les commerces se rangent en trois catégories, d’abord les chaines, qui souvent sont des magasins franchisés, puis les boutiques traditionnelles, et enfin le e.commerce qui a tendance à augmenter.

Il est nécessaire de reterritorialiser l’offre, car le consommateur se rapproche de plus en plus du local. Le nombre de restaurants augmente régulièrement pour constituer aujourd’hui un tiers de la demande. « Malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent, indique Gabriel Bourdon-Gomez du cabinet Objectif Ville, ils forment aujourd’hui le secteur le plus agressif ».

La mixité de l’offre, le stationnement – 80% des acheteurs qui sont ou viennent dans la presqu’ile, n’utilisent pas de véhicule automobile – la sécurité et l’accessibilité sont quatre critères importants pour créer un environnement favorable au commerce.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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