Les cendres se souviennent

Au 12 rue Sainte-Catherine, dans les locaux de la Fédération Juive de France, quatre-vingt-six personnes furent arrêtées le 9 février 1943, et envoyées  en camp de concentration ; seulement trois survécurent. Une cérémonie de commémoration a eu lieu devant l’immeuble le dimanche 11 février.

Ils ne sont pas morts pour rien

Cet événement fait partie des histoires sombres de la France. Ce siège rue Sainte-Catherine était un lieu de soutien pour les juifs, mais ce jour-là ils ont été pris au piège. « Nous ne voulons pas les oublier, déclare Nathalie Perrin-Gilbert maire du 1er arrondissement, au contraire nous devons les porter vivants et nous souvenir que ce crime contre l’humanité a eu lieu au cœur de notre ville ».  Combattre le racisme et l’antisémitisme est une priorité pour faire obstacle au projet nazi dont des groupuscules se revendiquent.

« Soixante-quinze ans après que la souricière de la Gestapo commanditée par Klaus Barbie se soit refermée, les noms des victimes résonnent encore entre ces murs, avance Nicole Bornstein présidente du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives), à cette adresse on se serrait les coudes ».
Cette commémoration, cérémonie du souvenir était imprégnée de gravité.  « Elle nous renvoie au passé, et nous permet de prendre conscience des dangers qui nous menacent » poursuit Nicole Bornstein. Cette rafle était dans la droite ligne de l’idéologie antisémite qui s’est renforcée de siècle en siècle, et que le nazisme n’a eu qu’à recueillir. Les juifs d’où qu’ils viennent, n’avaient qu’une seule nationalité, celle de juif.

La haine antijuive est encore intense – les actes antisémites représentent plus du tiers des actes racistes envers une population qui elle ne représente qu’ 1% de la population française – elle peut conduire à la destruction de tout un peuple. Les victimes de la shoah ne doivent pas être oubliées. La mémoire est précieuse, elle est travail d’histoire et de vérité qui engage chacun. Il est nécessaire de se mobiliser pour raconter, témoigner, enseigner, transmettre, tout en ayant pleine conscience et clairvoyance face aux dangers qui se présente aujourd’hui.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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