Briser le silence

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, une manifestation organisée par une trentaine d’associations féministes, rassemblant quelques milliers de personnes, s’est déroulée le dimanche 8 mars, au départ de la place Bellecour, pour rejoindre l’Hôtel de Ville.

La marche des grandes gagnantes

L’égalité homme-femme est encore loin d’être acquise, il y a du travail à faire. Aussi, cette manifestation revendiquait une fois de plus, l’égalité des droits, à commencer par les salaires. Les femmes travaillent deux fois plus que les hommes, car en plus de leur poste dans l’entreprise, elles effectuent une grosse part du travail ménager. « Quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête » clame une organisatrice. Les femmes qui ont souvent des carrières morcelées, touchent les salaires les plus bas. Dès leur embauche, ceux-ci sont inférieurs de 9% à ceux des hommes ; aucune femme n’est présidente d’une entreprise du CAC 40 ; le travail domestique n’est pas pris en compte dans le calcul de leur retraite.

Toutes ces femmes se sont levées pour dénoncer la domination patriarcale, et la remettre en cause. Elles exigent une société sans violences, ni sexistes, ni sexuelles. « Nous sommes fortes et fières, nous ne voulons pas de roses mais du respect » clament-elles. Elles demandent la revalorisation des métiers à prédominance féminines, et une politique volontariste de lutte contre les violences.

Si la majorité des femmes présentes étaient favorables au fait qu’elles puissent disposer de leur corps, un certain nombre étaient là pour s’élever contre la PMA « La République doit protéger tous ses enfants et défendre leurs droits, à commencer par celui de ne pas être délibérément privés de père ou de mère » lance Aude Mirkovic, porte parole de Juriste pour l’Enfance. La PMA sans père n’est un progrès ni pour les enfants, ni pour les femmes. Défendre les droits des femmes ne peut conduire à évincer les pères de la sphère familiale

Les femmes ne doutent pas qu’à la longue, leurs mobilisations seront victorieuses, que ce soit au niveau des rémunérations, du travail précaire, ou des discriminations, pour arriver à une égalité partagée.

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.