Bras de fer

Les syndicats de cheminots qui ont organisé une manifestation au départ de Perrache à destination de Bellecour, le lundi 9 avril, se battent pour la défense du service public.

Symbole de fermeture

La SNCF prévoie de fermer certaines bouiques  , ce qui ne convient pas au personnel, car elles assurent un service de proximité. Celle de la place Bellecour doit disparaitre prochainement, d’où la destination du cortège qui est arrivé devant.

« Les négociations piétinent, indique Laurent Aubeleau, attaché de presse de la CGT, le gouvernement reste sur ses positions ». Guillaume Pépy, Pdg de la SNCF assure que la disparition du statut de cheminot permettra à l’entreprise d’avoir de meilleurs résultats. « Mais il n’en est rien, clament les manifestants, cela risque de dégrader l’entreprise ».

La réforme que propose le gouvernement vise à préparer la SNCF à l’ouverture à la concurrence, mais contrairement à ce que disent les syndicats, aucune privatisation n’est prévue, l’Etat restant actionnaire. Le statut de cheminot n’est pas remis en question pour ceux qui en bénéficient déjà, mais seulement pour les nouvelles recrues. Les droits des cheminots actuels sont garantis ! « Cela n’est pas vrai, s’insurgent-ils, s’il n’y a plus d’examen pour l’avancement, ce ne sera pas seulement pour les nouveaux ! »

D’autre part, aucun licenciement n’a été annoncé, et les investissements se poursuivront.

« Quoi de plus normal que les nouveaux cheminots bénéficient des même conditions d’embauche que tous les français, indiquent un certain nombre d’entre eux, les statuts privilégiés sont dépassés ». Et de renchérir qu’il est trop facile de prendre la France en otage et de faire payer la grève à la nation !

«Il faut faire en sorte que la SNCF qui restera une entreprise publique retrouve son équilibre, poursuit Guillaume Pépy, avec la réforme tout l’argent ira sur les lignes existantes, de ce fait les prix vont baisser et les français en seront les bénéficiaires ». Et de préciser qu’on va passer d’une tutelle de l’Etat à un Etat actionnaire. Mais les syndicats veulent rassembler cheminots et usagers, pour la défense du service public.

Cependant comme l’a dit le ministre des transports « Ce qui casse le service public, c’est l’attitude de certains syndicats qui met en danger l’avenir de la SNCF donc des cheminots qu’ils sont sensés défendre. ». Et pourtant ces derniers maintiennent que cette réforme, indispensable d’après Guillaume Pépy, va dégrader les conditions de travail, car ils veulent une société qui repose sur le service public, et non sur la finance.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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