Vous avez dit France terre d’asile ?

Les grandes villes attirent et suscitent des espoirs auprès des personnes exclues de leur pays, sans-emploi, qui arrivent à Lyon, pour finalement se retrouver à la rue.

Un réel problème – Les sans-abri  ne sont plus seulement des personnes seules et isolées, mais parfois des familles entières. « La présence d’hommes ou de femmes seuls, de mineurs non accompagnés, de familles et d’enfants sur nos trottoirs la nuit est devenue banale alors même qu’elle est humainement intolérable et ne devrait pas être tolérée » soutient Natalie Perrin-Gilbert maire du 1er arrondissement.

Cela remonte aux années 1990. Depuis plus de deux décennies, la ville et la métropole doivent s’en préoccuper, leur responsabilité est engagée. Devant le nombre de personnes en errance, il faut réagir, la métropole devrait se donner les moyens d’un véritable accueil, au travers des travailleurs sociaux. Ceci, d’abord pour des raisons humanitaires, mais aussi de cohésion sociale

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« Sur nos trottoirs, poursuit Nathalie Perrin-Gilbert, il y a des migrants, des réfugiés sans protection, des déboutés de l’asile ainsi que des demandeurs de logement étrangers et français, et surtout une humanité que nous avons le devoir de reconnaître. »

Dans le 1er, des familles demandent à être hébergées, et entre autre une de cinq enfants, mais réfugiée sans domicile, bien que l’hébergement soit un droit inconditionnel, elle n’est face aux demandeurs d’asile, pas prioritaire, et se trouve donc toujours à la rue !

Dix familles originaires d’Albanie, soit une cinquantaine de personnes campent depuis plusieurs mois dans le passage sous le cours de Verdun, au niveau du pont Galliéni. Elles ont dû quitter leur pays pour des raisons économiques et politiques, elles n’avaient plus ni travail ni logement et se sentaient menacées. « Nous sommes venus en France en espérant trouver une vie plus facile, indique Matilda 21 ans, mais c’est très difficile. » Seulement quelques associations comme le Secours Catholique ou les Restos du Cœur leur viennent en aide. Certains enfants vont à l’école, mais ils sont mal acceptés.

Ces personnes, demandeurs d’asile, ont légalement droit à l’hébergement public, mais sont en précarité totale.

Bien que les associations soient débordées et que le nombre de places en urgence augmentent, les moyens font défaut, il est donc temps de les adapter aux besoins, car la mise à l’abri dans des formules qui n’assurent qu’une réponse temporaire (centre d’hébergement d’urgence, hôtels, etc.) n’est pas satisfaisante.

La mairie du 1er appelle à la mobilisation car elle a une réelle inquiétude face à l’avenir.

A ce jour, ni la ville, ni la préfecture n’ont souhaité s’exprimer.

contact: lyon-presquile@orange.f

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