Au travers des siècles

A l’occasion du huit centième anniversaire de la naissance de Saint Bonaventure, un colloque est organisé les 5 et 6 mai, à l’Université Catholique le vendredi, et au sanctuaire qui porte son nom le samedi.
La longue histoire de ce lieu de culte a débuté en 1226, lorsque les franciscains s’installèrent à Lyon sur un terrain légué par le sénéchal de Grolée. Ils commencèrent par construire quelques bâtiments et une chapelle, avant d’ériger au XIVe siècle une église pour pallier à l’étroitesse de la première, dont l’histoire est intimement liée à celle du couvent dont elle faisait partie,.

Grand théologien du Moyen-Age
Né en 1217 à Bagnoregio en Italie, ce Docteur de l’Eglise, est tout d’abord fêté par la famille franciscaine dont il fut ministre général, mais aussi par tous les intellectuels, universitaires, philosophes, théologiens et historiens du fait qu’il fut un maître de grand renom à l’Université de Paris. Canonisé en 1482, il est pour les catholiques, un intercesseur de choix particulièrement dans le domaine de l’unité des chrétiens. « Là où nous ne cessons de promouvoir l’autonomie, Bonaventure nous rappelle que la dépendance bien comprise est bonne, indique Laure Solignac maître de conférences à l’Université Catholique de Paris, là où l’argent est érigé en valeur suprême, il proclame que c’est le Verbe qui est au centre de tout et qui donne sens à tout ». Comme le souligne la Cardinal Barbarin archevêque de Lyon « Aujourd’hui encore, le sanctuaire demeure un lieu vivant et innovant de travail intellectuel »
En 1273, le pape le nomme Cardinal-Evêque, et lui donne autorité afin de préparer au mieux le second Concile de Lyon, dont l’ambition est de réunifier l’Eglise brisée entre orient et occident depuis le schisme de 1054, qui doit avoir lieu l’année suivante. C’est ainsi que Bonaventure vient à Lyon. Malheureusement, alors que l’assemblée conciliaire avait commencé, ce grand serviteur de l’Eglise après avoir participé aux quatre premières cessions, décède le 13 juillet 1274. Il fut inhumé dans la chapelle du couvent, avant de devenir l’un des saints patrons de la ville.

Une architecture remarquable
En plein centre de Lyon, place des Cordeliers, nom attribué aux franciscains car ils portaient une corde en guise de ceinture, la façade et le clocher de l’église, l’une des plus considérables de la ville, placée sous le vocable de Saint-Bonaventure en 1484, font pâle figure au regard des bâtiments qui l’entourent, et pourtant l’intérieur recèlent de nombreux trésors. Elle a joué un rôle considérable dans l’histoire de la ville.
A l’intérieur, relativement sombre et d’une grande largeur, le visiteur est tout de suite apaisé ; règne le calme par rapport à l’agitation extérieure ! « Les lignes élégantes des piliers conduisent jusqu’aux voûtes au dessin très pur » précise le père Michel Quesnel, universitaire Recteur Honoraire de l’Université Catholique et chapelain au sanctuaire, qui souligne que les vitraux fortement colorés imposent aux regards leurs bleus et leurs rouges.
Au XVe et XVIIIe siècle, elle devint l’église des confréries de métiers et de ce fait furent réalisées plusieurs chapelles latérales. Le XIXe la voit évoluer en église paroissiale, avant qu’elle ne soit érigée au rang de sanctuaire au XXe siècle. Son architecture est intimement liée à son histoire et à celle de la ville de Lyon.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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