A travers les générations

Une statue antique du Ve siècle avant Jésus-Christ, une figure de pleurant de la seconde moitié du XVe, une sculpture exécutée en 1599-1600 par Stefano Maderno, un dessin de Jacques-Louis David réalisé en 1789, deux photographies de Henri Cartier-Bresson prises en 1932 et en 1933, deux autres de Mathieu Pernot issues d’une série intitulée Les Migrants datant de 2009. Toutes ces œuvres appartenant à des époques, à des styles et à des médiums différents ont un point commun : les corps figurés sont tous drapés.

Moyen d’expression privilégié

Ces draperies, antiques ou modernes, enveloppant des corps qui entrent en résonance les uns avec les autres, constituent un moyen d’expression privilégié, qui survit à travers les âges et les styles.

@ Alberto Ricci

Depuis l’antiquité, elles ont été transmises selon des pratiques et suivant des processus particuliers au sein d’ateliers ou d’académies par des artistes soucieux du dessin, de la peinture et de la sculpture. « Le travail est très complexe, car il s’agit de restituer une matière et un volume » indique la directrice Sylvie Ramond. Le corps est ici d’une grande importance, l’artiste ne vêt le nu que pour le montrer, il ne le couvre que pour le manifester !

De Michel-Ange à Picasso, en passant pas Degas, Ingres, Robin et bien d’autres, le drapé est dans cette exposition, à travers un foisonnement d’œuvres, sublimé !

A voir au Musée des Beaux-Arts du 30 novembre 2019 au 8 mars 2020

contact: lyon-presquile@orange.fr

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