1918-2018, un siècle

Musiciens de l’artillerie, chasseurs alpins, gendarmerie, base aérienne du Mont Verdun, cadres de Saint-Cyr, Ecole de santé Militaire, régiment du matériel et porte-drapeaux du lyonnais, tous étaient réunis place Bellecour le dimanche 11 novembre, pour la centième commémoration de l’armistice de 1918. A onze heures, heure de la signature, une minute de silence nationale a été respectée, puis les autorités ont chacune déposé     une gerbe au pied de l’Homme de Pierre. Cette cérémonie fut agrémentée de musique militaire et de chants chorals.

Mourir pour la patrie

Il y a cent ans, toutes les cloches de France sonnaient à la volée, la guerre dont les symboles sont les tranchées de la Bataille de la Somme et de Verdun, était finie.

Seulement, un million quatre cents mille français sont restés sur le champ de bataille, le double est revenu estropié, et six cent mille femmes se sont retrouvées veuves. Au cours de ces quatre années, la France a su faire preuve et a montré un esprit de sacrifice et de bravoure, que ce soit sur le front, à l’arrière ou à Lyon où tant de blessés ont été soignés. « Cet héritage nous honore et nous oblige, indique Philippe Loiacono gouverneur militaire de Lyon, souvenons-nous de tous ceux qui sont morts pour la France ou qui sont revenus du combat meurtris dans leur chair ».

Ce fut une guerre mondiale, une centaine de pays se sont impliqués. La France est sortie exsangue de ce conflit, elle a subi des destructions et des pertes immenses.

Début 1918, rien n’est encore joué. Clémenceau, père de la victoire, redonne le moral aux troupes en allant visiter les tranchées, et les américains qui arrivent à partir de cette époque, soulèvent un espoir immense. Foch est partisan de l’offensive. Les deux armées se font face, les alliées se rassemblent et parviennent à stabiliser le front. Héroïques, les français et les anglais ont tenu le choc ! En juillet 1918 les allemands commencent à reculer, les villes sont reprises, pour arriver début novembre, à la capitulation de l’ennemi et à la signature de l’armistice qui met fin aux hostilités. C’est un grand soulagement pour les soldats, et la joie des civils, malgré les nombreux morts et disparus.

Honneur à tous les combattants

L’histoire et la mémoire permettent de se souvenir et de rendre hommage à tous ceux qui par leurs sacrifices et leur courage, au front ou à l’arrière, ont permis cette victoire décisive. Cent ans après, toutes les communes de France se souviennent et considèrent ces terres à jamais déformées par la violence des combats. Le 11 novembre 1918 fut une immense délivrance. Cette guerre devait être la der des der, les Etats devaient se reconstituer pour un monde meilleur. Mais très vite ils durent déchanter, un autre conflit se profilait à l’horizon…

Depuis soixante-dix ans, l’Europe maintient la paix et la fraternité, mais elle vacille car le futur est incertain. « Il est nécessaire de trouver un nouveau souffle face aux menaces qui sont devant nous, indique Gérard Collomb maire de Lyon, l’histoire est loin d’être linéaire, sans de grands efforts, la paix ne saurait être gardée ».

Ce rassemblement, comme partout en France, avait pour objectif de commémorer la victoire, de rappeler que les poilus ne se sont pas battus pour rien, et de célébrer la paix. Un lâcher de 2018 ballons est venu clore la cérémonie.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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